Le tabac est également nocif pour l'ouïe

Afdrukken E-mail

News 30-06-08

Selon une étude européenne coordonnée par l'Université d'Anvers, il apparaît que le tabagisme et l'obésité peuvent provoquer une surdité sénile précoce. Cette étude a impliqué  plus de 4 000 personnes âgées de 53 à 67 ans et a été menée dans 7 pays européens.

Sources: Het Nieuwsblad, 11-06-08 ; Het Laatste Nieuws, 11-06-08

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Cette étude montre qu'une personne ayant fumé un paquet de cigarettes par jour pendant 10 ans présentera plus tard une perte auditive de 5 à 10 décibels en hautes fréquences. Plus la consommation de tabac est élevée, plus le dommage auditif est important. Une alimentation trop grasse contribue elle aussi à cette perte auditive. La pratique d'une activité physique régulière et une consommation modérée d'alcool semblent par contre réduire le risque de surdité sénile en stimulant la circulation sanguine au niveau de l'oreille.

Il est dès lors logique que l'ouïe soit affectée par le tabac puisque les nombreuses substances toxiques qu'il contient atteignent aussi l'organe auditif via les vaisseaux sanguins. L'oreille interne peut ainsi s'ajouter à la liste interminable des organes affectés par le tabagisme, qui est également à l'origine de divers cancers (non seulement du poumon, mais aussi du rein, de la vessie, du col de l'utérus, leucémie,?) et de maladies cardiovasculaires.

Il ne faut cependant pas oublier que la cause principale de la surdité sénile est l'exposition excessive au bruit, un mal de plus en plus répandu dans notre société (discothèques, walkmans,?)!

 





Tabac et cerveau, une association périlleuse

News 18-06-08

La liste des effets nocifs du tabac ne cesse de croître. Une étude française a mis en évidence un lien entre le tabagisme et des pertes de mémoire ou la démence chez l'adulte.

Source : La Libre Belgique, 11-06-08

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Les milliers de substances chimiques présentes dans la fumée de tabac se répartissent dans tout l'organisme après inhalation active (chez le fumeur) ou passive (via la fumée ambiante). Le cerveau n'est évidemment pas épargné. En témoigne au tout premier plan la présence de nicotine dans cet organe, rendant le fumeur dépendant chimiquement du tabac.

Des chercheurs français ont analysé les données médicales de plusieurs milliers de fonctionnaires britanniques âgés de 35 à 55 ans. Le groupe des fumeurs a été identifié et un certain nombre d'entre eux ont été soumis à des tests de mémoire, de raisonnement, de vocabulaire, et ce à différentes périodes de leur vie.

En comparant les scores des fumeurs à ceux de non-fumeurs et d'ex-fumeurs, il ressort que les tests d'agilité mentale des premiers donnent le plus souvent de moins bons résultats.

Le test d'agilité mentale met en évidence notamment les performances liées à la mémoire et aux capacités de raisonnement. Les mauvais scores des fumeurs montrent que le tabagisme induit des pertes de mémoire et diminue les capacités de raisonnement. Par conséquent, les personnes d'âge moyen souffrant de déficit des capacités mentales  pourraient être atteintes plus rapidement de démence lorsqu'elles sont fumeuses.

Une bonne nouvelle cependant. Les ex-fumeurs (qui ont arrêté de longue date) ont moins de chance de présenter un déficit de la mémoire que les fumeurs. Un argument de plus pour tous ceux qui souhaitent se libérer du tabac !

 


 





Super Smoker: Super Supercherie?

News 29-06-07

Une société belge vient de lancer un nouveau produit: une cigarette qui serait plus saine et qui faciliterait l'arrêt du tabac. Elle évoque une cigarette avec un taux de nicotine réduit de 70%, sans additifs  et sans matières toxiques. La cigarette serait également meilleur marché.

Cette cigarette a le goût d'une cigarette normale. Il n'y a pas de combustion, donc pas de goudrons ni de monoxyde de carbone. Cette cigarette nécessite des cartouches dosées à 16, 11 ou 6mg. Une cartouche correspond à un paquet de cigarettes traditionnelles.
C'est une cigarette sans combustion, mais avec de la vapeur. C'est le résultat de l'évaporation et de la pulvérisation à chaud d'un liquide alimentaire aromatisé au tabac additionné d'une dose de nicotine. Cette vapeur n'a pas d'odeur et empêche le tabagisme passif de l'entourage. En Chine, cette cigarette est également déjà commercialisée. Il semble que ce soit un marché juteux et que la Turquie, Israël et l'Australie emboîtent le pas à la Chine. L'idée de la Chine est maintenant de s'associer avec un partenaire américain pour essayer de recevoir l'approbation du  Département Américain pour la Santé (FDA), ce qui multiplierait les ventes par deux.

Sources: Globalink and CNN Money
              Gondola (FR), 1/08/2007
              La dernière Heure, 20/06/2007

L'avis de la Fondation Contre le Cancer est de rester prudent et sceptique par rapport à cette nouvelle cigarette:

Il n'y a eu aucune publication scientifique sur l'efficacité et l'innocuité de ce produit.
Le fait que le taux de nicotine ait été « réduit » de 70% n'est pas forcément une bonne chose. Quand il y a moins de nicotine, le fumeur, qui a besoin de sa dose journalière à tendance à tirer plus fort pour compenser et revient donc à des niveaux supérieurs de dépendance physique.

Il est également important de signaler qu'il existe toute une législation en ce qui concerne la publicité pour le tabac et il convient de la respecter. Cette législation précise qu'il est interdit de faire de la publicité pour les dérivés du tabac. En outre, la Fondation déplore que le Super Smoker soit vendu en pharmacie, ce qui lui donne une image efficace et inoffensive.





Le tabac à sucer fait son entrée sur le marché américain

News 21-06-07

D'après le Wall Street Journal du 11 juin 2007, le fabricant de tabac Philip Morris s'apprêterait à mettre du tabac à sucer sur le marché aux Etats-Unis, sous la marque Marlboro. Le produit est semblable au tabac ?snus? suédois. En suédois, le mot snus signifie ?tabac à sucer?. Snus ressemble à un sachet de thé contenant du tabac que l'on calle entre la lèvre supérieure et la gencive et qui, après quelques minutes de succion, libère de la nicotine.

Source : The Wall Street Journal, 11 juin 2007

Réaction de la Fondation contre le Cancer

L'Union Européenne a interdit la vente de snus dans ses pays membres, à l'exception de la Suède qui, lors de son entrée dans l'Union, avait bénéficié d'une exception. Le pourcentage de fumeurs quotidiens est très bas en Suède, de l'ordre des 15%. Par contre, la consommation quotidienne de snus est élevée parmi la population masculine. Elle se situe aux environs des 20%. Consommer du snus rend aussi dépendant chimiquement que fumer des cigarettes. Les conséquences pour la santé sont toutefois différentes. En effet, le tabac sans fumée ne s'accompagne pas d'une combustion. Sa consommation n'est cependant pas sans danger. Sur base d'une étude effectuée en Suède auprès de 125 576 travailleurs, et dont les résultats ont été publiés dans la très réputée revue médicale The Lancet le 16 juin 2007, le snus ne provoquerait par exemple pas de cancers du poumon ou de la bouche, mais augmenterait le risque de cancers du pancréas.





Le tabac pourrait rendre le cerveau des adolescents plus vulnérable à d'autres dépendances

News 19-02-2007

Une étude américaine publiée en 2006, portant sur 75 000 sujets âgés de 12 à 20 ans,  montre que le risque de développer un problème de dépendance ou de consommation excessive d'alcool est plus élevé chez les adolescents fumeurs par rapport aux non-fumeurs.
L'étude associe le fait de fumer et les problèmes d'alcool, sans que l'on sache encore s'il s'agit d'une relation de cause à effet.

Source: Le Généraliste 7-12-2006

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

On sait que les adolescents développent une dépendance physique plus forte à la nicotine que les adultes pour un même type de tabac et pour un nombre de cigarettes équivalent. C'est pour cette raison d'ailleurs que le questionnaire habituel de dépendance physique (test de Fagerström) n'est pas adapté aux adolescents. La consommation de nicotine enclenche certaines réactions chimiques dans une zone du cerveau que l'on appelle « circuit de récompense » et qui est impliquée dans toutes les dépendances chimiques, y compris celle à l'alcool. De plus, il existe des connections chimiques entre la consommation d'alcool et celle de nicotine : boire de l'alcool incite à consommer du tabac.
Néanmoins, les substituts nicotiniques (patches, chew-gum, etc.) pris à certaines doses et pendant une durée déterminée, jouent un rôle fondamental dans le sevrage tabagique. C'est une aide non négligeable pour se défaire de la dépendance au tabac.





Les bébés de mères fumeuses ont plus de risques au niveau pulmonaire que les grands fumeurs

News 24-11-2006

En Norvège, des chercheurs ont mené une étude chez 8500 adultes afin de mesurer l'influence négative du tabagisme des parents sur les enfants et plus particulièrement les risques qu'ils encourent au niveau pulmonaire.
Les enfants dont les mères fumaient pendant leur grossesse et/ou les enfants devenus astmathiques avant l'âge de dix ans du fait d'un environnement enfummé, ont davantage de risques de developper des complications au niveau pulmonaire par rapport à un adulte qui fume en moyenne vingt cigarettes par jour.
 
Source: de Huisarts ? Het Laatste Nieuws 14-09-2006

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Fumer pendant et après la grossesse engendre des conséquences néfastes sur la santé du bébé. Notamment, l'oxygènation du placenta diminue. Toutes les substances chimiques nocives de la cigarette sont véhiculées et transmises au bébé par le sang maternel.
Ainsi, le risque de petit poids à la naissance est-il plus élevé chez les bébés de mères fumeuses.
La fumée de tabac est un cocktail chimique puissant constitué d'environ quatre mille substances toxiques, dont de nombreuses sont connues comme cancérigènes.  La fumée de tabac contient également des substances toxiques et des substances irritantes.

Après la naissance, ces enfants ont plus de risques de présenter précocemment une fonction pulmonaire altérée, des épisodes de toux plus fréquents, plus de problèmes d'essouflement, plus de glaires, plus d'allergies respiratoires? Comme on peut le voir chez les grands fumeurs.
Les enfants sont également plus vulnérables aux conséquences liées au tabagisme passif.
Ces constats devraient encourager les femmes enceintes à arrêter de fumer.

Dans ce sens, l'INAMI a lancé depuis septembre 2005, une campagne de remboursement d'un montant forfaitaire de 120 euros donnant la possibilité de rencontrer à 8 reprises un tabacologue reconnu par l'INAMI en vue d'un arrêt tabagique.

Site conseillé: http://www.grossessesanstabac.be/





Les cigarettes lights

News 06-09-2006

Les fumeurs ont tendance à  passer des cigarettes dites « normales » aux cigarettes « lights », pensant que leur consommation est moins dangereuse pour leur santé.
Les personnes qui fument des cigarettes lights sont cependant moins motivées à arrêter de fumer par rapport  aux fumeurs de cigarettes normales. Moins de 54 % de ces personnes arrêtent de fumer. Plus le fumeur de cigarettes lights est âgé, plus il présente des difficultés à envisager l'arrêt du tabac.

Source: Knack, 06-09-2006

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Il est bien connu que les représentants des firmes de cigarette ont un avantage important à recourir à la manipulation intentionnelle. En proposant des cigarettes dites « légères », ils ont tout à gagner. En effet, de nombreuses personnes restent fidèles à certaines marques qui proposent ces produits. C'est une croyance populaire, mais fausse, de penser que les cigarettes dites légères sont moins toxiques pour la santé. Penser que le fumeur court moins de risques pour sa santé en fumant ces cigarettes engendrera naturellement une motivation moins importante à l'arrêt tabagique. Il est courant d'entendre que plus ces habitudes sont ancrées dans le mode de vie, plus il sera difficile d'envisager un sevrage tabagique. Pourtant, il n'est jamais trop tôt ou trop tard pour s'orienter vers une attitude d'aide à l'arrêt.
En réalité, la teneur en nicotine affichée sur les emballages des paquets de cigarettes est revue à la baisse mais n'a absolument pas de sens. C'est un chiffre illusoire reposant sur des constats non applicables dans la réalité d'un fumeur. Les dosages ont été fixés à la suite de simulations appliquées à « des machines à tirer  standards ». Dans la réalité, il n'y a pas de « tirage standard » chez les fumeurs. C'est une question d'individualité. Chacun fume différemment. L'un inhalera peu, l'autre beaucoup. Le phénomène de compensation joue un rôle extrêmement important. Etant donné que les cigarettes sont dites moins fortes, le fumeur, sans s'en rendre compte, tirera sur la cigarette de manière à obtenir la même dose de nicotine que lorsqu'il fumait des cigarettes normales. Cet ajustement ramène le fumeur aux mêmes dosages en nicotine que lorsqu'ils fument des cigarettes « normales ».
Cigarette lights ou normales, le corps n'oubliera pas?


 

 





Les conséquences néfastes du tabagisme sur le traitement du cancer du poumon

News 16-04-2006


Il ressort d'une étude américaine que la nicotine a une influence négative sur l'action d'une chimiothérapie destinée à traiter un cancer du poumon. Les chercheurs affirment dès lors qu'il est essentiel d'arrêter de fumer, en raison du risque accru de développer certaines maladies comme le cancer du poumon, mais aussi parce que le tabagisme a un impact négatif sur le traitement de ces maladies.

Source : De Morgen, 04/04/06

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Tout le monde sait que fumer est nocif pour la santé. Les principales maladies liées au tabac sont le cancer, les maladies cardiovasculaires et les affections des voies respiratoires. C'est précisément pour cette raison que la toute première recommandation préconise d'arrêter de fumer, afin de réduire le taux de mortalité et la gravité de toutes les maladies associées à la consommation de tabac. Arrêter de fumer a cependant d'autres conséquences, sans doute moins connues, mais tout aussi capitales pour notre santé. Dans le droit fil de l'étude susmentionnée, on dispose en effet d'un nombre croissant de preuves attestant que l'arrêt tabagique joue aussi un rôle important dans le traitement de certaines affections. Il améliore non seulement les chances de survie des patients atteints d'un cancer du poumon, mais évite aussi des répercussions négatives sur les traitements par radiothérapie ou chimiothérapie mis en œuvre pour combattre les tumeurs du poumon. Par ailleurs, cesser de fumer réduit de moitié le risque de développer un cancer de la bouche dans les 5 ans suivant l'arrêt tabagique, atténue les effets secondaires de la radiothérapie et accroît son efficacité en cas de tumeurs de la tête et du cou. Même dans le cadre d'un traitement médicamenteux, il importe de récolter des informations sur le comportement tabagique. Fumer peut en effet avoir un impact non négligeable sur l'action de certains médicaments. Des indications laissent par exemple supposer que les fumeurs ont besoin de doses de benzodiazépines (calmants) plus élevées que les non-fumeurs pour obtenir un effet sédatif comparable. Arrêter de fumer reste en outre un conseil clé que les médecins doivent donner aux femmes désireuses de prendre la pilule. Il existe donc maintes bonnes raisons de promouvoir l'arrêt tabagique.





Allaitement et tabagisme

News 12-11-2004

Au cours de la conférence « Grossesse et tabac » qui s'est tenue à Lille les 6 et 7 octobre dernier, les experts ont déclaré unanimement que ?Même si le tabagisme a un impact sur le lait maternel, l'allaitement reste recommandé même chez les fumeuses ».

Source : Le Généraliste, 21-10-04

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Diverses études ont montré que les mères tabagiques allaitent moins souvent et moins longtemps que la moyenne. D'autre experts ont indiqué que le tabagisme réduisait d'environ 20 % la quantité de lait produit. Enfin, la nicotine passe dans le lait maternel et y est près de 3 fois plus concentrée que dans le sang de la mère.

Malgré ces éléments négatifs, les experts qui se sont réunis récemment à Lille étaient unanimes pour recommander l'allaitement chez les femmes fumeuses.

Quels étaient leurs arguments ?

Tout d'abord, malgré la présence de nicotine dans le lait, sa qualité nutritionnelle n'est quasiment pas modifiée.

Ensuite, un allaitement prolongé (c'est-à-dire supérieur à six mois) exerce un effet protecteur sur les maladies respiratoires de l'enfant durant la première année. La différence est d'autant plus marquée que la mère est exposée au tabac. Ainsi, le risque de maladie respiratoire de l'enfant est multiplié par 1,1 en cas d'allaitement long chez une fumeuse, mais il augmente d'un facteur 2,2  en cas d'allaitement inférieur à 6 mois chez une fumeuse (par rapport à un allaitement prolongé lorsque la mère ne fume pas).

Par ailleurs, une autre étude a montré que le taux de nicotine retrouvé chez l'enfant allaité correspond à seulement 6 % du taux de nicotine de la mère. Ceci s'explique par le fait que, contrairement à la nicotine inhalée, la nicotine ingérée n'est absorbée qu'en partie et est ensuite majoritairement dégradée par le foie.

Sur base de ces éléments, les experts insistent sur le fait que le tabagisme ne doit pas entraîner une réduction de la période d'allaitement, bien au contraire. Une précision toutefois : la demi-vie de la nicotine étant d'une heure et demie, les femmes devraient s'abstenir de fumer au moins deux heures et demie avant d'allaiter.

Enfin, l'allaitement devrait être également encouragé chez les femmes sous substituts nicotiniques. Cette recommandation s'appuie sur des études qui ont montré que les timbres nicotiniques (patch) entraînent des taux lactés de nicotine 2,5 fois inférieurs aux taux constatés chez les mères fumeuses. De plus, ces taux diminuent progressivement grâce à la décroissance des dosages des timbres.





Fumer n'est pas mauvais pour tout

News 28-01-2005

Selon une étude de l'Institut Karolinska de Stockholm, fumer, réduirait le risque de développer la maladie de Parkinson. L'étude, publiée dans la revue Annals of Neurology, indique que les fumeurs seraient moins exposés que les non-fumeurs à la maladie de Parkinson.

Les chercheurs n'ont pas trouvé d'explication aux propriétés manifestement protectrices de la nicotine. La maladie de Parkinson, au cours de laquelle le système nerveux dégénère lentement, reste encore une énigme pour la science.

Source : De Morgen, 24-01-05

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

La nicotine agit effectivement sur les cellules du cerveau. La prise de nicotine libère certains neurotransmetteurs, dont la dopamine. Les neurotransmetteurs sont de petites particules qui assurent la transmission des stimuli dans le cerveau afin que celui-ci envoie des signaux à d'autres parties du corps.
Des recherches ont montré que la dopamine joue un rôle dans la maladie de Parkinson, ainsi que dans la schizophrénie. Dans ce dernier cas, fumer aurait une action bénéfique sur les effets secondaires de la médication.

Le mécanisme précis par lequel la nicotine protègerait contre l'apparition de la maladie de Parkinson n'est pas connu. Cette maladie se caractérise par une libération trop lente de la dopamine, ce qui empêche les stimuli d'être transmis en quantité suffisante. C'est ainsi que surviennent les symptômes typiques tels que la limitation des mouvements, les tremblements mais aussi divers troubles au niveau de l'expression des émotions.

Bien que ce type d'étude attribue une action positive à la nicotine, nous conseillons fortement de ne pas fumer ! En effet, les conséquences négatives du tabagisme sont énormes. Outre la nicotine, la fumée de tabac contient plus de 4000 substances toxiques. Plusieurs de ces composants sont fortement cancérigènes. Si nécessaire, la nicotine peut être administrée sous la forme de médicaments. Il est inutile de fumer pour profiter de son action bienfaisante. Pour plus d'informations ou pour tout conseil relatif à l'arrêt tabagique, contactez notre Ligne Tabac-Stop.





Le cannabis contient sept fois plus de goudron et de nicotine que le tabac

News 03-04-2006

Plusieurs journaux font mention d'une étude menée par l'organisation française de défense des consommateurs ?60 millions de consommateurs?, selon laquelle le cannabis contiendrait sept fois plus de goudron et de nicotine qu'une cigarette.

Source : Le Soir, 28-03-06

Commentaire de la Fédération contre le Cancer

Fumer une cigarette ou du cannabis génère un processus de combustion, qui provoque la libération de substances cancérigènes. Le cannabis peut toutefois être plus dangereux, car les fumeurs de cannabis ont l'habitude d'inhaler plus profondément la fumée et de retenir leur souffle plus longtemps que les fumeurs de cigarettes ordinaires. Si on inhale plus profondément et si on retient la fumée plus longtemps, la quantité de goudron qui pénètre dans les poumons est aussi plus importante. Bien que nous partageons entièrement le point de vue selon lequel il faut attirer l'attention du public sur les dangers existants, nous ne sommes pas convaincus par les résultats de l'étude française.

Celle-ci repose en effet sur des mesures peu fiables effectuées avec des appareils, où l'on compare la fumée d'une cigarette ordinaire avec celle du cannabis. Les tests mécaniques font depuis longtemps l'objet de vives critiques. D'après le National Cancer Institute (NCI) aux États-Unis, les méthodes de mesure des taux de goudron et de nicotine ne fournissent pas d'informations judicieuses sur la quantité de goudron et de nicotine absorbée par les fumeurs de cigarettes. En cause : l'ingéniosité de l'industrie du tabac. Dans les années 1970, les fabricants de cigarettes ont introduit les filtres pourvus de petits trous de ventilation, qui mêlent la fumée à l'air : les valeurs de goudron et de nicotine mesurées lors de tests mécaniques sont dès lors inférieures. En effet, les trous sont placés de façon à ce que les appareils ne les obstruent jamais, alors que les consommateurs les bloquent la plupart du temps ? même involontairement. Avec des filtres ventilés, les taux de goudron constatés lors de tests mécaniques sont faibles, alors que ces taux sont élevés chez le fumeur. L'analyse mécanique de la fumée du cannabis et d'une cigarette ordinaire dotée d'un filtre ventilé jouera évidemment en faveur de la cigarette pourvue d'un filtre 'à trous'.





Fumer pour soigner les maladies d'Alzheimer et de Parkinson ?

News 14-04-2004

De temps en temps on voit apparaître un communiqué à propos de prétendus effets positifs liés au tabagisme. C'est ainsi que, d'après des chercheurs de Floride, la nicotine freinerait le développement d'affections dégénératives du système nerveux central, telles les maladies d'Alzheimer et de Parkinson.

Source : De Tijd 8/4/04

Commentaire de La Fondation contre le Cancer

Il est possible, en effet, que la nicotine freine la destruction accélérée de cellules cérébrales lors de certaines affections. Pensons aux maladies d'Alzheimer (une forme de démence) et de Parkinson (mort de cellules nerveuses d'une partie précise du cerveau, la substania nigra, où se fabrique la dopamine). Des études complémentaires sont cependant nécessaires pour confirmer cela et pour préciser la façon dont le phénomène se produit éventuellement.

Cela ne signifie en aucun cas que nous devons à présent encourager le tabagisme sous prétexte d'y trouver une protection contre les effets de ces deux affections. La liste des maladies dont nous savons avec certitude qu'elles sont provoquées ou aggravées par le tabac est désormais très longue (différents types de cancers, affections cardio-vasculaires, maladies des poumons?). Cela équivaudrait à conseiller aux personnes souffrant d'une infection bactérienne de consommer de l'arsenic : effectivement, les bactéries seraient détruites ? mais les patients également.

Nous tenons cependant à terminer sur une note optimiste : l'étude dont il est question plus haut permettra peut-être de découvrir enfin une substance inoffensive, efficace dans le traitement des maladies d'Alzheimer et de Parkinson, mais sans les nombreux effets secondaires négatifs liés au tabac?


 





Les cigarettes «light » aussi nocives que les autres

News 31-01-2004

Une étude américaine publiée dans le Britisch Medical Journal vient de montrer que le risque de mourir d'un cancer du poumon n'est pas moindre avec les cigarettes «light ».

Cette étude a porté sur 364.239 hommes et 576.535 femmes, âgés de plus de 30 ans, qui soit n'avaient jamais fumé, soit étaient d'anciens fumeurs, soit fumaient au moment où ils avaient été enrôlés dans l'étude. L'étude a analysé la relation entre la quantité de goudrons des cigarettes fumées et le nombre de décès par cancer du poumon pendant six ans.

Sources : Le Généraliste, 21-01-04
              Artsenkrant, 13-01-04

Commentaires de la Fondation contre le Cancer

Dans le monde, des millions de gens fument des cigarettes «light » dans l'idée erronée qu'elles nuiraient moins à leur santé que les autres cigarettes. Fumer «light » n'est toutefois pas synonyme de réduction des risques de cancers. Ceci vient d'être confirmé par la première étude à grande échelle sur les décès des fumeurs.

Cette étude a montré que, quel que soit le contenu en goudrons des cigarettes fumées, tous les fumeurs courraient un risque significativement plus important de mourir d'un cancer du poumon que les personnes qui n'avaient jamais fumé ou qui avaient arrêté.

Les personnes qui avaient arrêté avant l'âge de 35 ans avaient des risques semblables à celles qui n'avaient jamais fumé.  Les risques des personnes qui fumaient des cigarettes «light » (7-14 mg de goudrons) ne se distinguaient pas des risques des fumeurs de cigarettes «medium » (15-21 mg de goudrons). Toutefois, le risque de cancer du poumon était encore accru pour les fumeurs de cigarettes sans filtre (à 22 mg ou plus de goudrons).

Les données relatives aux cigarettes «light » s'expliquent par le fait que sans s'en rendre compte, les fumeurs les fument plus intensément. Par ailleurs, les résultats obtenus par les chercheurs montrent que la relation entre les taux de goudrons et les risques de cancer n'est certainement pas linéaire.





Le tabagisme augmente le risque de cancers du sein

News 19-01-2004

Une étude américaine effectuée auprès de 116 544 femmes, entre 1996 et 2000, montre que les fumeuses voient leur risque de développer un cancer du sein augmenter de 30% par rapport à celles qui ne fument pas. Le risque semble le plus élevé pour les femmes ayant commencé à fumer avant l'âge de 20 ans, pour celles ayant commencé à fumer au moins 5 ans avant leur première grossesse et pour celles qui fumaient depuis longtemps ou consommaient 20 cigarettes ou plus par jour.

Source : De Morgen, 08-01-04

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

La relation entre tabagisme et cancers du poumon est connue depuis des décennies mais on était moins certain d'un lien éventuel avec les cancers du sein. Le cancer du sein s'ajoute donc à présent, sans conteste, à la liste déjà longue des cancers dont le risque d'apparition augmente à cause du tabagisme. On y retrouve également des cancers dont on ne soupçonnerait pas la présence à priori comme les cancers du col de l'utérus, du rein, de la vessie ?

Il est à remarquer que le tabagisme augmente le risque de cancers du sein de façon significative, à savoir 30%.

Auparavant on avait déjà constaté que les chances de guérison d'un cancer du sein étaient plus élevées lorsque la personne cessait de fumer dès l'annonce du diagnostic.

N'oublions pas non plus que le tabagisme n'augmente pas seulement le risque d'apparition de différents cancers, mais également de maladies cardio-vasculaires, d'affections du système respiratoire, etc.
Les raisons pour ne pas commencer à fumer, ou pour arrêter, sont donc nombreuses. Depuis des années, la Fondation s'emploie à transmettre ce message ?


 





Les fumeurs vivent dix ans de moins

News 29-06-2004

Divers quotidiens rapportent l'étude menée par 34.439 médecins britanniques concernant le lien entre le cancer et le tabagisme. Elle a été publiée le 26 juin 2004 dans la célèbre revue médicale British Medical Journal.

Âgé de 91 ans, l'auteur sir Richard Doll, qui mène des recherches sur le tabagisme et la santé depuis déjà plus de cinquante ans, fut l'un des premiers à démontrer le lien existant entre le tabagisme et le cancer. Selon cette nouvelle étude, les fumeurs vivraient dix ans de moins que les non-fumeurs.

Commentaire de la Fondation contre le Cancer

Cette étude est l'une des plus connues consacrées au cancer et au tabagisme. Il faut dire qu'elle transmet un message positif, à savoir que cela a du sens d'arrêter de fumer. Les fumeurs vivent en moyenne dix ans de moins que les non-fumeurs, mais les fumeurs qui arrêtent avant l'âge de 30 ans ne sont pas confrontés à un risque accru et vivent tout aussi longtemps que les non-fumeurs. Ceux qui arrêtent avant l'âge de 40 ans vivent un an de moins que les non-fumeurs. Enfin, arrêter de fumer à l'âge de 50 ou 60 ans prolonge respectivement la vie de six et trois ans. Bref, arrêter de fumer a réellement un sens. C'est pour cette raison que la Fondation contre le Cancer considère l'accompagnement des fumeurs désireux d'arrêter comme une priorité. La ligne Tabac Stop occupe une place centrale dans ce processus: il s'agit d'une ligne d'information et de conseils (tél. 0800 111 00) sur le tabagisme et le sevrage tabagique, qui est entrée en fonction le 1er juin 2004.





Les cigarettes lights

News 06-09-2006

News 06-09-2006

Les fumeurs ont tendance à  passer des cigarettes dites « normales » aux cigarettes « lights », pensant que leur consommation est moins dangereuse pour leur santé.
Les personnes qui fument des cigarettes lights sont cependant moins motivées à arrêter de fumer par rapport  aux fumeurs de cigarettes normales. Moins de 54 % de ces personnes arrêtent de fumer. Plus le fumeur de cigarettes lights est âgé, plus il présente des difficultés à envisager l'arrêt du tabac.

Source: Knack, 06-09-2006

Commentaire de la Fondation contre le Cancer:

Il est bien connu que les représentants des firmes de cigarette ont un avantage important à recourir à la manipulation intentionnelle. En proposant des cigarettes dites « légères », ils ont tout à gagner. En effet, de nombreuses personnes restent fidèles à certaines marques qui proposent ces produits. C'est une croyance populaire, mais fausse, de penser que les cigarettes dites légères sont moins toxiques pour la santé. Penser que le fumeur court moins de risques pour sa santé en fumant ces cigarettes engendrera naturellement une motivation moins importante à l'arrêt tabagique. Il est courant d'entendre que plus ces habitudes sont ancrées dans le mode de vie, plus il sera difficile d'envisager un sevrage tabagique. Pourtant, il n'est jamais trop tôt ou trop tard pour s'orienter vers une attitude d'aide à l'arrêt.

En réalité, la teneur en nicotine affichée sur les emballages des paquets de cigarettes est revue à la baisse mais n'a absolument pas de sens. C'est un chiffre illusoire reposant sur des constats non applicables dans la réalité d'un fumeur. Les dosages ont été fixés à la suite de simulations appliquées à « des machines à tirer  standards ». Dans la réalité, il n'y a pas de « tirage standard » chez les fumeurs. C'est une question d'individualité. Chacun fume différemment. L'un inhalera peu, l'autre beaucoup. Le phénomène de compensation joue un rôle extrêmement important. Etant donné que les cigarettes sont dites moins fortes, le fumeur, sans s'en rendre compte, tirera sur la cigarette de manière à obtenir la même dose de nicotine que lorsqu'il fumait des cigarettes normales. Cet ajustement ramène le fumeur aux mêmes dosages en nicotine que lorsqu'ils fument des cigarettes « normales ».
Cigarette lights ou normales, le corps n'oubliera pas?